Depuis le 1er janvier 2026, l'arrêté du 22/12/2023 relatif à la prévention des incendies au sein des centres de tri est officiellement entrée en vigueur. Les exigences en matière de sécurité incendie, de surveillance des zones à risque et de traçabilité des incidents ne sont plus théoriques : elles s’appliquent désormais à l’ensemble des sites concernés.
Dans un contexte où les départs de feu liés aux batteries lithium et à l’auto-échauffement des déchets se multiplient, les autorités et les assureurs renforcent leurs contrôles. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais si votre site est aujourd’hui réellement en conformité incendie et capable de prouver sa maîtrise du risque.
L’entrée en vigueur de la réglementation centre de tri 2026 marque un changement opérationnel. Les exploitants doivent désormais démontrer que leur dispositif de prévention incendie est adapté aux risques réels du site. Les contrôles ICPE se concentrent davantage sur la détection précoce, la surveillance des zones à fort potentiel calorifique et la capacité d’intervention rapide.
Dans le secteur du traitement des déchets, 80 % des accidents sont liés à des incendies. Ce chiffre explique le renforcement des exigences et la vigilance accrue des autorités.
La présence de batteries lithium dans les flux entrants continue d’augmenter. Associée aux phénomènes d’auto-échauffement dans les tas de déchets combustibles, elle crée un risque constant. Ces départs de feu évoluent souvent sans flamme visible dans un premier temps. Sans détection thermique, l’embrasement peut survenir brutalement, en particulier hors présence humaine.
Depuis janvier, les assureurs réévaluent activement les dispositifs en place dans les centres de tri. La surveillance 24h/7j, la détection avant la flamme et la traçabilité des alertes deviennent des critères déterminants. En cas de sinistre sur un site insuffisamment protégé, les conséquences financières peuvent être lourdes : hausse des franchises, limitation d’indemnisation, voire remise en cause de la garantie.
Être conforme ne signifie pas uniquement disposer d’extincteurs et d’un plan d’évacuation. L'arrêté ministériel du 22/12/2023 exige une approche globale du risque incendie : identification des zones sensibles, surveillance permanente et capacité d’intervention rapide.
La conformité repose aujourd’hui sur trois piliers :
Les halls de tri, zones de stockage de déchets combustibles et espaces de regroupement temporaire doivent faire l’objet d’une surveillance permanente. L’objectif est d’identifier une élévation anormale de température avant qu’elle ne dégénère.
La vidéosurveillance classique permet d’observer un incendie, mais rarement de l’anticiper. La détection thermique identifie les points chauds invisibles à l’œil nu. Cette anticipation est désormais essentielle pour limiter les dommages et préserver la continuité d’exploitation.
Depuis janvier 2026, les contrôles portent autant sur les dispositifs techniques que sur la capacité à produire des preuves. Horodatage des alertes, rapports d’intervention, protocoles documentés : la traçabilité est devenue un élément central de la conformité.
Dans le contexte actuel, une caméra optique seule ne répond plus aux exigences réglementaires ni aux attentes assurantielles. Les départs de feu internes aux tas de déchets génèrent des points chauds invisibles. Sans analyse thermique ni supervision active, l’alerte intervient trop tard.
L’absence de levée de doute rapide peut transformer un incident maîtrisable en sinistre majeur.
Pour répondre aux exigences actuelles, les centres de tri s’orientent vers des solutions combinant :
Les solutions de la gamme RED de Kooi (RED Fixed, RED Mobile, RED Concrete) assurent une surveillance thermique continue adaptée aux environnements industriels sensibles.
Une caméra thermique 360° permet de surveiller de grandes surfaces et d’identifier rapidement toute anomalie de température sur des plateformes étendues.
En cas d’alerte, notre centre d’alerte 24/7 procède à une levée de doute en moins de 8 secondes et déclenche immédiatement le protocole défini avec l’exploitant. Cette réactivité limite la propagation et sécurise la continuité d’exploitation.
Certains sites ont engagé des démarches, mais n’ont pas encore un dispositif pleinement aligné avec les exigences 2026. Il est encore possible d’adapter son niveau de protection sans interrompre l’activité.
Les solutions mobiles ou fixes peuvent être installées sans travaux lourds, en s’intégrant aux procédures existantes. Chaque intervention génère un rapport détaillé, exploitable lors d’un audit ou d’un contrôle.
Attendre un contrôle ou un sinistre pour vérifier son niveau de conformité serait risqué. Le secteur du recyclage représente plus de 39 millions de tonnes de matières premières issues du recyclage produites chaque année en France. La pression réglementaire vise à protéger cet écosystème stratégique.
Être conforme en 2026, c’est :
· Sécuriser ses contrats d’assurance
La réglementation centre de tri 2026 est désormais une réalité opérationnelle.
En février 2026, la question n’est plus de savoir comment se préparer, mais si votre centre de tri est effectivement conforme et capable de le démontrer. Les exigences en matière de sécurité incendie vont continuer de s’intensifier, sous l’effet combiné des risques liés aux batteries lithium et de la pression assurantielle.
Les sites capables de détecter précocement, d’intervenir en quelques secondes et de prouver leur maîtrise du risque disposent d’un avantage stratégique clair. Les autres s’exposent à des conséquences financières et opérationnelles majeures.
Nos experts Pascal Schneider et Jordan Okrou analysent votre dispositif actuel et vous accompagnent vers une protection incendie adaptée aux exigences en vigueur.